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20/06/2010

Cette Année-Là

Logo Terrifiant.jpgNonobstant l'animation classique, celle d'un flux musical dans un créneau défini (long de 4 heures), les interviews qui furent de plus en plus copieuses (nous avons reçu tout le gratin de la chanson française), des émissions dites thématiques ("Le Palmarès", "Pas De Soucis, C'est Mercredi") il y eut sur Onde Latine [*] itou, diverses rubriques, dont celle nommée :
"Cette Année-Là".

Le format était court, pas plus que le temps d'une chanson (soit de 3' à 3'30").
Il s'agissait de relier l'actualité à la chanson. Sur une année. Et une année prenait une semaine. Soit cinq épisodes (du lundi au vendredi) qui étaient rediffusés le week-end pour n'en faire qu'un.
Evidemment, le ton devait être léger, drôle, enlevé. Grave, à l'occasion. Mais pas trop.

Dans le "son" ci-joint, des extraits choisis des années 1966 (l'année de "Mirza" et de la révolution culturelle chinoise ...), 1986 (année de la première cohabitation, du "Troisième Sexe" d'Indochine, des manifestations anti-Devaquet, des vrais-faux passeports, du "Premier Baiser" d'Emmanuelle et des "VIP" de Françoise Hardy) et 1984 (celle d'un autre monde ..)

Le générique (avec Zitrone, Chancel ..) fut monté, salé, poivré par Christophe Caysac. Je bricolais quelques jingles sur fond de "Chapeau Melon Et Bottes De Cuir" avec comme slogans : "Cette année-là, des choses passées, il s'en est" ou "Cette année-là, sous les ponts, de l'eau a coulée".
Eh oui, mais oui, la voix d'Onde Latine est la même que celle qui habille la chaîne ARTE ...


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[*] Onde Latine était une radio plus ou moins pilotée par Europe 1. C'était plus qu'une radio, soit dit en passant. Un réseau. Qui diffusait des Pyrénées Orientales jusqu'à Menton, via Marseille, Toulon, Nice, etc.
L'idée était de promouvoir la chanson française. De Piaf à Obispo en passant par Brel, Brassens, Ferré, Sanson, Cabrel, Solaar ou Souchon. Large spectre, donc.
Le but, enfin celui qu'on nous avait donné, était de tester un tel format (qui n'existait pas sur le territoire, sinon à Paris, avec Chante France) et d'en faire, à terme, un réseau national. Après tout, imagine-t-on l'Amérique sans ses radios country ? Or, la chanson française, même diverse, c'est notre "country" à nous.
Or donc, nous avions des objectifs d'audience. C'est elle, l'audience, qu'allait faire d'Onde Latine un tête de pont, ou pas. L'aventure tint 7 années. De 1991 à 1998. Avant que Paris ne décide d'y mettre un terme, et de basculer ce réseau "sudiste" en RFM.
D'abord aux Milles, dans la "banlieue" d'Aix-en-Provence, Onde Latine migra à Marseille, à la Joliette, un quartier réhabilité, magnifique, où nous partagions l'espace avec Europe 1, Europe 2 et .. RFM.
Ces années-là ont été intenses, belles, et de fait, la fin, très douloureuse au regard du travail accompli. On ne comptait pas nos heures. Jamais.

14:15 Publié dans Rubriques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onde latine, marseille, 1995, cette année-là, christophe caysac, philippe sage, maxime airoldi | | | |

08/05/2010

"Comment vous pouvez savoir ça ?"

Souchon.jpgComme pour Jonasz et Goldman, c'est une interview en duplex.
Il est à Paris, Souchon.
Et nous autres, dans nos studios marseillais d'Onde Latine, quai de la Joliette.

Nous sommes en 1995. Souchon est en promotion. Celui d'un live intitulé "Défoule Sentimentale".
L'entretien sera dense.
Faut dire que j'avais bétonné l'affaire avec des "sons" où d'autres artistes parlaient de lui, de ses chansons. Comme Dick Rivers, Jane Birkin, MC Solaar qu'étaient passés nous voir, les mois précédents. Et pour la fin, j'avais prévu un artiste qu'il était censé connaître mieux que personne.

Quant à la documentation, comme ses débuts "Chez Georges" dans les années 60, je la puisais dans deux excellents magazines : Chorus et Platine.

Voici 2'27"" choisies de cet échange d'une bonne heure ..


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Alain Souchon sur Onde Latine - 1995 - ITW : Philippe Sage - Réalisation : Thierry Land

17:36 Publié dans ITW | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain souchon, onde latine, marseille, philippe sage, 1995 | | | |

24/04/2010

On The Road Again [Unplugged]

Bernard Lavilliers.jpgAprès "L'Anamour" par Fred Blondin, voici un deuxième titre "unplugged", acoustique, cadeau offert par l'ami Bernard Lavilliers en 1995, à l'occasion de son passage sur Onde Latine pour la promotion de son album "Champs Du Possible".

Pourtant, il n'était pas là, Bernard. Enfin, pas vraiment .. En réalité, il était à Paris, et l'entretien s'est fait en duplex.

Me souviens de l'avoir branché sur Haïti, et qu'il en a fait 17 minutes. Sans respirer ! .. Ah, il est comme ça, Bernard.
Le réalisateur était affolé : "On va manquer l'écran pub, Philippe !" ..
Ben oui, mais .. comment fais-tu pour arrêter un Lavilliers lancé comme trois camions, toi ? ..

Me souviens aussi qu'il nous avait causés du Viet-Nam, qu'il avait fait en touriste. Mais dans sa bouche, c'était encore la guerre, madame ! Avec des gens qu'habitaient dans des grottes et s'agrippaient à son "marcel" comme s'il fut un Dieu vivant ..
Mais quel talent, pour raconter des histoires ! Enjoliver. Et ce Nicaragua qui dans sa bouche devenait le "Nica".

Bref.

Comme c'était la tradition dans l'émission, il ne se fit pas prier pour saisir sa guitare et nous jouer "Betty" (bientôt sur Brouhaha & Friends) et "On The Road Again" que voici ..


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Bernard Lavilliers - On The Road Again - Onde Latine/Marseille - Prise de son : Maxime Airoldi

14:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bernard lavilliers, on the road again unplugged, onde latine, 1995 | | | |

 
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