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16/12/2008

T'En Souviens-Tu ? [Fra Lippo Lippi]

Shouldn't Have To Be Like That - Le 45trs Promo

En 1986, y'a comme qui dirait à boire (à s'aviner, plutôt ...) et à manger (gras et bien lourd !) avec "Les Démons De Minuit" du groupe Image, véritable scie de l'année, talonnée de près par "Ouragan" de Stéphanie De Monaco, "Voyage, Voyage" de Desireless, "En Rouge Et Noir" de la Mas, "Premier Baiser" d'Emmanuelle, "Capitaine Abandonné" des Toulousains de Gold et le fin du fin, l'insupportable "Partenaire Particulier" de .. Partenaire Particulier ! [Et encore je te fais grâce des "Bêtises " de Sabine Paturel et des "Boules De Flipper" de Corinne Charby ..]

Mais 1986, c'est aussi, entre autre, le "Kiss" de Prince, le "Toi Mon Toit" d'Elli Medeiros, le superbe "Close To Me" de The Cure, la naissance d'Erasure ("Oh L'Amour !") la confirmation des Communards, l'avènement de Pet Shop Boys ("West End Girls") l'élégance suisse de Double ("The Captain Of Her Heart") et donc la découverte d'un groupe norvégien nommé Fra Lippo Lippi.

Et d'abord pourquoi Fra Lippo Lippi ?

Il semble que ce soit moins une référence au peintre (et moine) florentin du XVème siècle, Filippo Lippi, qu'à un poème de Robert Browning évoquant ... le fameux peintre florentin, poème intitulé : Fra Lippo Lippi ("Men & Women" - 1855).
Fra signifiant "frère".

Or donc, voici un groupe nordique et lettré, très inspiré par la cold-wave, celle de Joy Division, Bahaus et The Cure (période "Pornography") qui plante deux albums magnifiques au début des années 80 ("In Silence" puis "Small Mercies").

Ne rencontrant qu'un maigre succès d'estime, le quintette se disloque, devient un duo, et en 1985, voici donc "Songs", troisième album, bien plus accessible et commercial que les deux précédents, qui va les faire connaître jusqu'aux Philippines (où ils deviendront des méga-stars !) notamment par le biais d'un tube imparable, le hit oublié du jour de cette rubrique :
"Shouldn't Have To Be Like That".

Cette sympathique rengaine aurait pu être une formidable lampe de lancement pour Fra Lippo Lippi, faire de lui un redoutable concurrent de leurs voisins d'Oslo, A-ha, mais il n'en fut rien.
Les cinq albums (dont un live) qui suivirent ne confirmèrent jamais ce succès et le duo s'est éteint dans l'indifférence générale avant le milieu des années 90.

Quoi qu'il en soit, ah c'que c'était bien bon ce "Shouldn't Have To Be Like That" quand bien même le clip était d'une laideur rarement égalée ..

Enjoy ta cire à cheveux et prends-en de la graine, jeune crétin !


podcast

02/12/2008

T'En Souviens-Tu ? [Status Quo]

Pochette Du Premier Album [1970]

Non-non-non, ne t'en vas point déjà, mon ami !
Allons, un peu de courage !

Oh je sais, oui, ce que tu penses de Status Quo : que c'est une bande d'incroyables blaireaux tout de jean vêtu, des tâcherons du boogie-rock remuant inlassablement leurs têtes chevelues de bas en haut, et inversement proportionnel, jambes de garçons vachers vissées en arc-en-ciel à même la scène.
Un plan de gros, d'énormes bourrins, quoi !

Je serais, c'est vrai, bien en peine de te démontrer le contraire.
A la limite, je pourrais te dire qu'entre n'importe quel titre de Florent Pagny et un seul au hasard de Status Quo, je préfère encore Status Quo, mais ce ne serait pas un argument de gentleman.
Ce serait comme te demander de choisir entre vivre avec une tête de canard laqué ou une jambe de bois en mousse jusqu'à la fin de tes jours.

Alors oui, c'est du lourd(ingue) et du fringué n'importe comment, Status Quo, c'est trois accords et demi, et encore, je suis gentil, sauf que ..

... Sauf que, ce groupe anglais eut une période (relativement courte) où la musique qu'il proposa était plutôt digne d'intérêt.
Grosso-modo, la période allant de 1967 à 1970, soit celle de leurs débuts.

Manque de bol, pour eux et pour nous, ces trois années furent commercialement catastrophiques, hormis un succès d'estime ("Pictures Of Matchstick" - 1968) de sorte que, question de survie - et comme je le déplore si tu savais - Status Quo opéra un virage à 192 degrès et demi, changeant complètement de style, se tournant vers ce que l'on nomma le boogie-rock, un truc absolument terrifiant (à part le Zouk et Garou, j'vois pas pire ..) avec cependant des tubes en veux-tu, en voilà, comme "Caroline", "Down, Down", "Whatever You Want" et bien plus tard, l'improbable "In The Army Now", ce dernier hit certifié - reprise d'un obscur single néerlandais - me faisant penser à un très mauvais titre du Pink Floyd, un titre que David Gilmour aurait composé par dépit rien que pour faire chier Roger Waters et son égocentré (et insupportable) "The Wall".

Or donc, disais-je, il y eut un autre Status Quo, fin musicalement, limite psychédélique et étonnant de créativité.

Comme le prouve, il me semble, cet admirable "Lakky Lady", véritable pépite planquée dans leur premier album ("Ma Kelly's Greasy Spoon" - 1970) même que, si je ne t'avais rien dit, jamais t'aurais deviné que derrière ce titre il y avait le fameux tandem Rossi/Parfitt, inamovibles membres du groupe Status Quo.

Enjoy ton jean pourri qui t'a coûté la peau du cul, mon jeune !


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21:27 Publié dans Golden Years | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : status quo, lakky lady, ma kelly's greasy spoon, boogie rock | | | |

11/11/2008

T'En Souviens-Tu ? [Sham 69]

Sham 69 

Alors là, même pas la peine de vérifier, les doigts dans le nez, je te l'affirme, aucune radio actuelle ne s'amuserait à diffuser un seul titre de Sham 69, surtout celui proposé au cul de ce billet.

Mais pourquoi Sham 69, me diras-tu ?

Pour deux raisons.

La première étant que l'on a comme la fâcheuse tendance à réduire le Mouvement Punk - ah oui, au fait, j't'ai pas affranchi : c'est du brutal, aujourd'hui ! - aux seuls Sex Pistols, ce qui est injuste et m'exaspère copieux.
Ah certes, je ne nie pas l'importance des Sex, mais la "James Deanisation" de Sid Vicious me les broute depuis toujours, et pis, oh ! Johnny Rotten alias John Lydon l'a bien dit lui-même : les Pistols sont la plus grande escroquerie du rock'n'roll.
C'est injuste, disais-je, car c'est oublier tous les autres qui fracassaient la scène anglo-saxonne, comme Le Clash - oui, on dit "Le" et non pas "Les" Clash, jeune crétin ! - The Stranglers du début, The Ramones, The Damned, Buzzcocks, The Vibrators et donc, Sham 69.

Le seconde raison c'est qu'il y eut un énorme malentendu autour de ce groupe, malentendu dû principalement à son public (Comme quoi The Vibrators avaient raison de chanter : "Public Enemy n°1") public constitué de supporteurs de football passablement avinés, et plus emmerdant, de skinheads purs et durs, en clair, de nazillons malodorants.
Et le leader du groupe, Jimmy Pursey, eut beau tenter de s'en démarquer, expliquer qu'il n'avait rien à voir avec quelque idéologie fascisante, jusqu'à changer le style musical du groupe dès le troisième album, rien n'y fit.
Tant et si bien que le combo préféra se séparer après le quatrième opus, en 1980.

Il revint en 1988, et existe toujours d'ailleurs, mais sans rencontrer le même succès.
Mais bon, l'essentiel était de dissiper ce malentendu et dire et redire que non, les membres de Sham 69 n'ont jamais eu à voir de près comme de loin avec les idées à la con que véhiculaient les décervelés totaux qui constituaient une partie importante de leur public.

Ceci étant précisé, autant prévenir le profane que le style musical développé ci-bas est complètement Punk, donc sauvage, direct et sans fioritures.

Quoique !

A la différence des Pistols, on trouve dans Sham 69, comment dire ?
Un brin de ..

Un brin de finesse !
Si-si !

Ainsi dans "Hurry Up Harry" avec cette improbable mais ravigotante ligne de clavier.

Et, dans le morceau proposé ("Sunday Morning Nightmare" - Extrait de "That's Life", second Lp publié en 1978)  juste après l'intro vocale déclamée dans le plus pur style Oi!, surgit un riff de guitare tout con, mais particulièrement efficace, puis - si tu tiens jusque là - un refrain à se pisser de rire dessus, refrain fait de "Wouh-Ouh-Ouh/Ouh-Ouh" et de "Let's Do It" complètement décalés et prouvant que les gars de Sham 69 avaient une bonne d'humour, mais aussi de dérision d'eux-mêmes.

Dernière chose avant de t'envoyer ce chef-d'oeuvre parfumé à la bière, ce morceau est bien évidemment ponctué de rots immondes, d'éructations diverses et l'on s'y moque grassement du Disco !

Et sur ce, enjoy ton épingle à nourrice, jeune imbécile !


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20:45 Publié dans Golden Years | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sham 69, jimmy pursey, oi!, punk-rock, sunday morning nightmare | | | |

 
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