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09/04/2009

T’En Souviens-Tu ? [Graham Nash]

Graham Nash

De l’association “babaïsante” à but “guitaristique”, la “célébrissimesque” bande des trois (puis quatre, puis deux, puis re-trois) Crosby, Stills & Nash (And Young) Graham Nash est assurément le moins prestigieux.
Alors pourquoi lui ?
Un souvenir d’adolescence.
Une fenêtre et moi, des heures entières, regardant, sur elle, fondre et se tordre les gouttes de pluie, géantes mitochondries, transparences balayées par le vent.

S’il est moins connu ou/et reconnu que ses deux compères américains, Stephen Stills et David Crosby, alors qu’il fut tout de même le père fondateur des (fortement recommandés) Hollies, c’est en grande partie parce que cet anglais de Nash ne rencontra guère de succès marquants en solitaire (si ce n’est d'estime avec son premier album : “Songs For The Beginners” - 1971) à ce point qu’il relança les Hollies en 1983.
Une carrière solo, de surcroit, bien avare en albums (5 en 28 ans).

Mais bon, si tu aimes les mitochondries géantes, transparentes, qui se fondent et se tordent sur ta fenêtre à coucher, tu aimeras la Haute-Vienne et cet harmonica qui geint et crisse dans le “Prison Song” ci-podcasté [Lp : “Wild Tales” – 1973]

Enjoy le feu de camp des babas d’hier, jeune bobo d’aujourd’hui !


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20:28 Publié dans Golden Years | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : graham nash, crosby stills nash and young, the hollies, prison song, wild tales | | | |

09/03/2009

T’En Souviens-Tu ? [The Vibrators]

Alors là, on arrête de déconner, on se prosterne et fissa, car, mon jeune, voici un titre qui fait partie de mon Top100 de tous les temps en matière de pur rock’n’roll.

Il est signé The Vibrators.


The Vibrators - 1977

Me souviens les avoir entendus pour la première fois dans les Landes. Au temps où le corse Padovani tenait la guitare chez The Police avant d’être remplacé par Andy Summers.
J’étais en vacances et donnais un coup de main, très accessoirement un peu de voix, à un groupe naissant [Les Stagiaires] du côté de Labouheyre.
C’était l’été 1977.
Pleine période punk, donc.
Nous bouffions du Sex (Pistols) matin, midi et soir. Mais j’ai déjà eu l’occasion de dire combien ça m’escagassait l’œsophage de voir le “mouvement punk” réduit à un seul groupe, fut-il aussi génial que (avant tout) roublard et/ou opportuniste.
OK pour les Sex, mais n’oublions pas Sham 69, The Cramps, The Damned, The Ramones, The Buzzcocks, comme de bien entendu, The Clash, The Stranglers et donc The Vibrators.

Or donc, c’est dans ce local landais qu’ébaubi, j’entendis leur premier hit : “Baby, Baby” [Lp : “Pure Mania” – 1977].
Une mélodie simple, pas franchement punk mais foutrement efficace.

Comme je suis un indécrottable empêcheur de tourner en rond, ce n’est pas ce titre que je retiens.
Mais un de leur second album (“V” – 1978) : ”Public Enemy No 1”
A mon sens, le titre parfait.
En deux minutes et huit secondes l’affaire est pliée. Et comme il faut.
Tout est bon, y’a rien à jeter : les accords bourrins, le chant gentiment criard, le pont à la sèche, le “Ouh Yeah” introduisant le solo électrique qui va bien, et cette façon bien punk de prononcer le mot “enemy” (“enemille”).
Quant au message, il est clair ; non ?
Il est vrai, surtout.

Avant de t’envoyer ce caviar dans les oreilles, sache, jeune freluquet, que The Vibrators est le seul rescapé vivant du “mouvement punk”. Ces mecs-là ne lâcheront jamais l’affaire, et vendredi 13 (ça ne s’invente pas) ils entament une énième tournée qui part de Londres (leur ville) tournée qui les conduira aux États-Unis, en Australie et au Canada.
Mais malheureusement pas dans les Landes.

Sur ce, installe-toi tranquille, non sans avoir, au préalable, débouché une bonne Valstar de derrière les fagots, et, comme disait Buddy Ackerman/Kevin Spacey dans “Swimming With Sharks” :
Shut up, listen and learn !


podcast


16/02/2009

T’En Souviens-Tu ? [Robbie Nevil]

Robbie Nevil

Sais-tu ?

Sur la vie de ma mère … de Noël Mamère, jamais je n’aurais osé te ressortir ce gars-là si nous n’étions pas toutes et tous “raplapla-isés” comme des rat(e)s par c’te crise qui n’a pas encore hurlé ses derniers “maux”.

Or donc, crise aidant, et selon le (très) mauvais adage populaire venu du troquet d’en face qui dit que par des temps difficiles, il vaut mieux se goinfrer de comédies abrutissantes que de Ken Loach ou de Bergman, de jeux débiles animés par de sombres crétins (par exemple, au hasard : "Attention à La Marche !") que de lire les œuvres entières d’Arthur Schopenhauer et Stig Dagerman, il vaut mieux aussi, si tu veux rester en vie, se souvenir de Robbie Nevil que de n’importe quel Léo Ferré (en ce moment, tente d’éviter : “Il n’y a Plus Rien”).

Déjà rien que son nom, Robbie Nevil (même si c’est pas très fair-play de se gausser du patronyme des gens de ce monde agonisant) ça te situe le bonhomme.
Tu t’attends au pire.
Et t’as amplement raison, bien au chaud, dans ton a priori.
Quand ensuite tu vois son look (?) la cause est entendue.
En clair : c’est définitivement perdu.

Mais en temps de crise, t’oublies, et tu réhabilites sur le champ ce diable de Robbie dans ta chapelle musicale, quand bien même saurais-tu que ce type te scie lamentablement les oreilles.

En même temps, il n’a pas sévi bien longtemps.
Trois albums, entre 1986 et 1991, et il s’en est bien vite retourné dans sa cambrousse étasunienne avec ses bouclettes à la con et ses fringues de loquedu.

Encore que.

Ce n’est pas parce qu’il ne chante plus qu’il ne nous casse pas les cages à miel, vu que ce saligaud est désormais producteur d’attentats musicaux, telle Jessica Simpson, et dans un autrefois récent, Destiny’s Child (c’est te dire s’il nous pourrit toujours bien la vie, ce Robbie ..).

Quoi qu’il en soit, en juillet 1986, Robbie né (non, ne ris pas, s’il te plaît, ce jeu de mots est pitoyable ..) et, dès la mi-août (là, non plus ..) envahit notre TOP50 avec un rouleau-compresseur dont seul le titre est dans la langue de Molière :  “C’est La Vie”.

”C’est la vie !”
C’est mot pour mot, la réponse de ma mère quand je lui dis que tout va mal, que le chômage radine, que tout part en couilles, que la crise va tous nous bouffer vivants !

Alors, puisque c’est comme ça, maman, aujourd’hui, ce “T’en Souviens-Tu ?” c’est pour toi, et pour toutes les mamans qui te ressemblent et se reconnaîtront.

Enjoy ta fatalité légendaire, Mothers of this country !



podcast



Wo-pop-pop !

C'est pas fini, mon jeune !

Comme c’est la criiiiiiise, très exceptionnellement, t’as aussi droit au clip qui déchire sa race !

17:13 Publié dans Golden Years | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : robbie nevil, c'est la vie, 1986 | | | |

 
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